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La DSI : Acteur Clé de la RSE

La Direction des Systèmes d’Information (DSI) est devenue un acteur clé de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) dans une époque ambivalente où se marient un numérique vecteur de performance et de croissance des organisations, ainsi qu’un monde aux ressources finies.

Ces dernières années, et amplifié par la Covid 19, l’ensemble des organisations et des secteurs économiques ont accéléré leur digitalisation à l’ensemble de leurs relations BtoB, BtoC, BtoG pour mieux atteindre et servir leurs clients ou usagers.

Cela a mené à plus de centralité de la part du digital dans les organisations, au point que tout projet contient une composante digitale et qu’il est présent dans tous les gestes du quotidien des employés, des clients et des fournisseurs.

Dans notre monde aux ressources finies, la prise de conscience de l’impact sur l’environnement des technologies du numérique est croissante : 85 % des Français estiment qu’il devrait être prioritaire de réduire l’impact du numérique sur l’environnement*.

De plus, cette prise de conscience sociétale se retrouve au travers d’un éventail de réglementations et normes mises en œuvre et aussi au travers de la mise en place d’une Convention Citoyenne pour le Climat en avril 2019.

Pour répondre à ces enjeux majeurs, l’entreprise au travers de la DSI, peut engager une démarche de sobriété numérique qui vise à la réduction de l’empreinte carbone de l’organisation tout en optimisant le niveau de performance et de croissance de l’entreprise. La DSI et les autres Directions s’assureront de répondre aux exigences business et règlementaires.

La DSI peut entre autre travailler sur les 5 axes suivants :

  1. Un pilotage : avec la définition de nouveaux indicateurs de l’entreprise et des projets.
    • L’engagement d’un projet peut être conditionné au respect d’indicateurs de sobriété numérique ;
    • Tout au long de sa réalisation, des indicateurs de sobriété numérique seront produits afin de s’assurer du respect des engagements.
  1. La mise en place de nouvelles solutions ou architectures technologiques répondant aux exigences d’économies d’énergies et de rejet de Gaz à Effet de Serre.
    • Ces nouvelles approches d’architectures ne peuvent être réalisées sans la mise en place d’une approche d’optimisation de la consommation d’Énergie pour la gestion des données et des flux de données ;
    • La mise en place d’un Data management prenant en compte ces aspects s’avère centrale.
  1. La DSI avec les Directions métiers doivent porter un regard particulier, lors du lancement de nouveaux projets ou la conception de nouveaux services, sur :
    • L’impact sociétal ;
    • L’utilité, l’utilisabilité et l’utilisateur du projet et des services ;
    • La durabilité des solutions et des services ;
    • La qualité de la conception dans un but de réduction au maximum de la maintenance des services.
  1. La sensibilisation des collaborateurs aux usages, aux éco gestes du numérique du quotidien, comme le font aujourd’hui les entreprises automobiles dans les campagnes publicitaires avec le slogan : “Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo”. On peut également le voir dans les actions de l’entreprise en allongeant des cycles de renouvellement des matériels ou en donnant une seconde vie au matériel hors de l’entreprise.
  2. L’évaluation régulière des fournisseurs informatiques afin d’accompagner la politique interne d’achat responsable, mais surtout l’intégration de clauses contractuelles imposant l’engagement environnemental au travers d’actions spécifiques.

La mise en place de cette démarche nécessite une prise de conscience et un leadership au plus haut niveau de l’organisation. Mais elle ne peut être une démarche Top Down, elle se doit d’être co-construite avec une juxtaposition d’approches Top Down et Bottom-up pour une appropriation par l’ensemble de l’organisation.

L’ensemble de ces actions, non exhaustives, autour de la démarche du numérique responsable permet la refonte d’un pacte entre les différentes Directions de l’entreprise, grâce à :

  • La capacité du numérique à réduire l’empreinte (économique, sociale et environnementale) ;
  • La capacité de création de valeur durable / d’innovation responsable ;
  • La capacité à attirer de nouveaux collaborateurs ou à les retenir.

La mise en place de la sobriété numérique est une démarche unique et transverse, qui est impérativement en lien avec l’ADN de l’organisation, pour s’assurer de l’adhésion de tous.

 

*Source : sondage DÉVELOPPEMENT DU NUMÉRIQUE ET ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX : UNE POSSIBLE COHABITATION ? – Enquête Harris Interactive pour SQLI

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